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La Covid-19 est devenue une maladie endémique qu’il va falloir gérer à long terme.

01/07/2022

Une gestion qui va s’apparenter à une gestion de type grippale, avec une nouvelle maladie respiratoire infectieuse qui, à la différence de la grippe, va évoluer avec plusieurs vagues épidémiques annuelles »

Actuellement, le sous-variant BA.2 d’Omicron, qui a entrainé une reprise de l’épidémie en mars-avril, est majoritaire, mais la hausse exponentielle des sous-variants BA-4 et surtout BA.5 fait craindre l’arrivée d’une septième vague en France.

Ces sous-variants semblent toutefois moins virulents.

« L’épidémie de la Covid-19 ne représente plus qu’une partie négligeable de l’activité des Urgences ou des interventions des SAMU », indique le Pr Adnet. ( (SAMU 93, hôpital Avicenne, Bobigny)

« Il n’y a pratiquement plus de patients Covid en état grave qui arrivent aux urgences ».

En un mois, le nombre de cas quotidiens a été multiplié par 2,5, en passant de 20.000 contaminations à plus de 50.000.

Le BA5 se diffuse plus rapidement dans la population

En d’autres termes, les BA.4 et BA.5 ne sont pas arrêtés par une immunité acquise , chez des personnes vaccinées ou préalablement contaminées.

Ces deux sous-lignages « se propagent à la faveur :  du vieillissement de notre immunité, et le font plus rapidement que BA.2, car ils bénéficient d’un double avantage de contagiosité et d’échappement immunitaire ; BA.4 et BA.5 induisent donc une vague plus tôt que BA.2 ne l’aurait fait », décryptent S. Alizon, directeur de recherche au CNRS et M.T. Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l’Université de Montpellier.

Ces deux nouveaux variants arrivent avec leur lot de surprises dont de nouveaux symptômes plus forts et qui durent plus longtemps .

Pour autant, les poumons ne sont pas attaqués comme avec le Delta

  • Les personnes contaminées par BA.4 et BA.5 souffrent plus facilement de nausées, vomissements, douleurs digestives qui étaient auparavant réservées aux enfants.
  • De plus la perte du goût et de l’odorat, délaissées lors de la vague Omicron cet hiver, font aussi leur retour avec une arrivée plus soudaine.
  • Un nouveau symptôme semble aussi toucher les malades: ils ont souvent mal à la gorge et du mal à avaler.

Tout en rappelant que les personnes âgées, immunodéprimées ou qui présentent des comorbidités courent toujours le risque de se retrouver en soins intensifs… et tout particulièrement celles qui ne sont pas vaccinées.

  • La fatigue est présente dans 75,5 % des cas de contamination
  • La toux est présente dans 58,3 % des cas de contamination
  • La fièvre est présente dans 58,3 % des cas de contamination
  • Les maux de tête sont présents dans 52,1 % des cas de contamination
  • Un écoulement nasal est présent dans 50,7 % des cas de contamination
  • Des myalgies (douleurs musculaires) sont présentes dans 39 % des cas de contamination
  • Un mal de gorge est présent dans 38 % des cas de contamination

On se teste dès qu’on a des symptômes, on s’isole si on est positif, et on garde le masque dans les lieux où il y a trop de proximité ( transports, magasins…)

Quand la contagiosité et l’échappement immunitaire augmentent, la logique est d’augmenter les gestes barrière», assume le professeur Pialoux, en insistant sur les personnes à risques, notamment dans les lieux clos.

Investir dans les systèmes de ventilation.et de surveillance de l’air dans les lieux clos (bureaux, commerces, cinémas , écoles …)