Quelle exposition aux risques et quelle prévention pour les sortants de la voie professionnelle ?

24/01/2024

Alors que le plan 2022-2025 pour la prévention des accidents du travail graves et mortels , a fait de la protection des jeunes et des nouveaux embauchés son premier axe prioritaire, la Dares s’est intéressée à l’exposition aux risques des « sortants de la voie professionnelle »

Ceux-ci sont définis comme les jeunes sortis de formation initiale en 2017, dont la dernière année d’étude prépare à l’un des diplômes suivants : CAP, BEP, bac pro, ou brevet professionnel ; BTS ou DUT ; autre diplôme de niveau bac +2 dans une spécialité industrielle ou tertiaire ; diplôme de niveau bac +2 à bac +4 dans une spécialité de la santé ou du social ; licence pro.

Ils sont plus jeunes et moins diplômés que la moyenne des jeunes sortants de formation initiale, plus souvent ouvriers ou employés, et davantage présents dans les secteurs de l’industrie et la santé.

Une prévention largement insuffisante

Ils sont exposés à plusieurs risques chimiques et physiques :

  • 64 % font des gestes répétitifs 
  • 59% portent des charges lourdes 
  • 59% déclarent des risques de blessures ou d’accidents 
  • 38% sont exposés à un bruit intense 
  • 36% sont en contact avec des produits dangereux 
  • 33% respirent des fumées ou des poussières.

Malgré cette multi-exposition, lorsqu’ils arrivent sur leur poste de travail :

  • 42% n’ont pas de formation ou d’information sur la santé et la sécurité
  • 37% n’ont pas de tuteur pour les former.                                                                                                                                                                 36% n’ont pas d’équipement individuel de protection mis à leur disposition.

Parmi les secteurs qui embauchent le plus fréquemment les jeunes sortants de la voie professionnelle avec une exposition à trois risques ou plus, les situations sont différentes.

Davantage de prévention et de formation en cas de multi-exposition(secteur de l’industrie (17%), dont fait partie le BTP

Parmi les sortants exposés à au moins trois risques, ceux travaillant dans l’industrie déclarent moins souvent que la moyenne l’absence de consignes pour préserver la santé :  l’absence de consignes pour préserver la santé (-20 points), l’absence de formation ou d’information à l’arrivée sur le poste de travail (-14 points) et moins l’absence d’EPI (-13 points).

Quelle prévention des risques physiques et chimiques pour les sortants de la voie professionnelle ? DARES 01/2024,