Plan de lutte contre l’absentéisme au travail, Ministères du travail et de la Santé 09/04/2026

21/04/2026

La responsabilité est collective : l’état, les acteurs de la prévention ,les employeurs , les branches professionnelles ,les organisations patronales et syndicales 

Mais on préfère toujours pointer du doigt : les salariés qui abuseraient ,les médecins prescripteurs à l’arrêt facile , c’est plus facile que de régler les causes du mal

C’est une mauvaise gestion d’une problématique ancrée dans le monde du travail depuis de longues années ( période du Covid 19) , et le témoin de l’absence d’une véritable stratégie de prévention au sein des organisations

Le mal-être en France n’est plus marginal, il est systémique .

Les chiffres sont sans appel , la France figure aujourd’hui parmi les pays européens où la santé mentale est la plus dégradée,  et l’engagement des salariés le plus faible.

Cela représente un coût économique colossal lié aux arrêts maladie

1 / Propositions du Ministère du travail :

« Quand vous voulez vous attaquer à la maladie, la meilleure des choses à faire, c’est la prévention », plaide le ministre du Travail, JP.Farandou.

Dans ce cadre, « un kit de prévention » sera mis en ligne sur le site du ministère du travail

Il doit notamment permettre une « amélioration des postes de travail » afin de réduire les accidents et les maladies d’origine professionnelle

  • Sur le terrain de la santé mentale, le gouvernement entend soutenir diverses actions de prévention , et inciter les entreprises à signer la charte pour la santé mentale au travail lancée le 28 /08 /2025 , à l’occasion de l’université d’été du MEDEF

Charte pour la santé mentale au travail 28/08/2025

  • Les partenaires sociaux seront saisis « en mai » dans le cadre de la Conférence travail, emploi, retraites.
  • Le gouvernement appelle aussi à « responsabiliser » les employeurs présentant des chiffres d’absentéisme « atypiques », potentiellement révélateurs d’une prévention insuffisante ou de pratiques managériales « discutables ».
  • Pour « lutter contre les abus », les contrôles seront « renforcés »
  • Les employeurs auront la possibilité de recourir à « un bouton d’alerte«  en cas « de situation douteuse sur l’absentéisme d’un salarié ».

Ce dispositif, opérationnel « avant la fin de l’année » sur le site du ministère du Travail, permettra de « solliciter la Caisse nationale d’assurance maladie pour déclencher des contrôles », de façon « plus facile et directe » qu’actuellement.

« La grande majorité des gens, quand ils sont malades, ils sont vraiment malades », a toutefois .reconnu le ministère .

2/ Propositions ministère de la Santé :

La ministre Mme S. RIST a proposé plusieurs mesures pour « retrouver la maîtrise des arrêts de travail » :

  • « Il n’existe pas de suivi médical réalisé en parallèle de l’arrêt , pour les assurés », qui « peinent à en sortir », d’où la proposition de « réduire la durée d’arrêt indemnisable » , et de « développer des parcours de réadaptation » , pour faciliter le retour au travail.
  • Face aux arrêts pour troubles anxieux ou dépressifs, souvent supérieurs aux durées recommandées par la Haute Autorité de santé, la ministre de la santé plaide pour permettre un recours « plus facile et systématique » à un deuxième avis médical auprès d’un spécialiste.
  • Par ailleurs, pour éviter certaines ruptures de parcours, elle souhaite « favoriser la conciliation entre les temps de soin, et le maintien en emploi », à travers les temps partiels thérapeutiques
  • « Envisager une reprise anticipée grâce à une case de télétravail dans l’arrêt-maladie », quand cela est possible ( ex : une fracture de cheville)
  • La ministre promet un décret « d’ici l’automne » pour sanctionner la pratique du « nomadisme médical » qui consiste à multiplier les rendez-vous,  jusqu’à trouver un professionnel acceptant de prescrire un arrêt.

 En 2024, plusieurs milliers d’assurés ont bénéficié d’arrêts de travail délivrés par au moins cinq généralistes différents, ce qui peut relever « d’un abus manifeste »,

Dès cette année, les contrôles menés par l’Assurance-maladie cibleront spécifiquement ces arrêts courts et « répétitifs », jusqu’ici peu scrutés « car moins coûteux » que les arrêts de longue durée

Prévenir l’absentéisme en entreprise Ministère travail et solidarités 04/2026