28/09/2026
En 2024, sur un budget global de la santé s’élevant à 333 milliards d’euros, la France n’a alloué que
8,7 milliards d’euros à la prévention primaire sanitaire, : à peine 2 % du budget total de la santé
Près de 98 % des ressources financières sont absorbées par les soins curatifs (hospitalisation, médecine de ville) et le remboursement des traitements.
L’OMS recommande 5% du budget santé total
Ce ratio place la France dans le tiers inférieur des pays de l’OCDE pour la part du budget santé consacré à la prévention, derrière la Finlande (6,2%), les Pays-Bas (5,8%), la Suède (5,4%), l’Allemagne (4,8%), le Royaume-Uni (4,1%) et même des pays à revenus inférieurs comme la Pologne (3,2%) ou la Hongrie (3,6%
La Finlande qui consacre 6,2% à la prévention depuis les années 1980, présente un taux de mortalité cardiovasculaire 60% inférieur à celui de la France, une espérance de vie en bonne santé supérieure de 3,2 ans, et un coût per capita des soins chroniques inférieur de 22%.
Cet écart de 3 points, représente 7,85 milliard d’euros non investis chaque année dans la prévention
Comment investir 7,95 milliards de plus dans la prévention quand le déficit de l’Assurance Maladie est déjà colossal
Il ne s’agit pas d’ajouter 7,95 milliards à un budget déjà contraint, il s’agit de rediriger progressivement des dépenses curatives, vers des investissements préventifs qui produisent les mêmes résultats de santé à moindre coût.
Augmenter de 2 milliards le budget de prévention d’ici 2027, permettrait d’économiser 7 milliards en dépenses de santé à horizon: cinq à sept ans
- La CNAM, dans son rapport « Charges et produits 2026 », érige la prévention en une condition de soutenabilité et structure un chapitre entier « « La prévention ,la bataille de la décennie »
- Le comité d’alerte, dans son avis de 09/2025, présente la prévention, à tous ses stades, parmi les principaux leviers structurels d’amélioration de l’efficacité des dépenses d’assurance maladie.
Il faut espérer convaincre les politiques de notre pays, ce n’est pas gagné d’avance , car « le temps long ‘est pas leur boussole politique », élections obligent
2% pour la prévention : le choix politique français qui coûte 130 Milliards par an
