20/09/2026
Un rapport très intéressant sur la prévention primaire remis en 07/2026 au Premier ministre , qui n’a pas eu beaucoup d’échos dans les médias, et qui mérite d’être lu
Ce rapport intervient à un moment où la prévention primaire est devenue un impératif sanitaire, social, démocratique et financier.
Le vieillissement démographique, la progression des maladies chroniques évitables, les inégalités sociales et territoriales de santé, les expositions au travail et environnementales, et l’impossibilité de financer les innovations thérapeutiques extraordinaires qui arrivent imposent de ne plus considérer la prévention primaire , comme un complément du soin, mais comme le pilier primordial de notre modèle de protection sociale.
Le déséquilibre progressif entre prévention et soins n’est pas sans conséquence.
Il ne remet pas en cause l’excellence du système français de soins, mais il limite sa capacité à répondre , aux défis sanitaires du XXIe siècle.
Notre système de santé répond à une demande et une offre de soins : il ne répond plus aux besoins de santé de la population.
Aujourd’hui, la France consacre plus de 330 milliards d’euros chaque année aux dépenses curatives de santé
Les grandes médecines préventives instituées dans l’après-guerre ont été fragilisées, négligées, oubliées, abandonnées, sous-financées :
- La santé au travail
- La protection maternelle et infantile ( PMI)
- La santé scolaire
Elles demeurent des piliers conceptuels de la prévention primordiale, mais sont aujourd’hui marquées par des tensions démographiques, une attractivité insuffisante, des systèmes d’information lacunaires , et une place très secondaire dans le pilotage national de la santé
La prévention primordiale est appelée à devenir la composante structurante de la santé des Français , et de la soutenabilité sanitaire, sociale et financière du modèle français.
